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Pédagogie bienveillante : on commence par quoi ?


crédit photo : Vanessa Viera photographie

La pédagogie bienveillante, c'est le mouvement pour lequel je suis le courant, parce que selon moi, c'est la seule façon d'éduquer nos enfants. Peut-être que chez vous aussi, c'est la méthode qui est utilisée, peut-être que tu ne le sais pas que c'est ça, parce que c'est naturel pour toi. On en parle un peu partout actuellement, haut et fort, on l'applique de différentes façons, mais il y a souvent place à l'interprétation.


D'abord, Maria Montessori est sans doute la précurseur-e de cette pédagogie, car toutes ses méthodes découlent d'une grande constatation : la découverte ! C'est-à-dire que l'enfant est le centre de son développement, de ses apprentissages et l'adulte est là pour le guider, le mettre en situation nouvelle, mais jamais qu'il n'y aura un rapport d'apprenant/apprenti comme en pédagogie traditionnelle. Pourquoi est-ce le siège de la bienveillance ? Parce qu'il n'y a plus de rapport de pouvoir, tout simplement.


‘’L'amour, la bienveillance et l’encouragement sont les leviers de l’âme humaine.’’ Maria Montessori

Ces mots sont le coeur d'une façon d'être auprès des enfants, qui découle aussi d'une façon d'être auprès de soi, et de tous, tout simplement. Si comme moi vous être né-es dans les années 80, ou avant, il y a de fortes chances que vos parents aient utilisé des méthodes qui les mettaient en position de pouvoir, où l'adulte détient la vérité. Ici, cette grande Vérité n'existe pas, les acteurs sont tout autant en apprentissage et en évolution, et de manière co-dépendante. Mais attention, cela ne veut absolument pas dire que vos enfants font ce qu'ils veulent.

Non ! Au contraire. Les limites sont aussi nombreuses qu'avant, c'est la façon des appliquer qui change.

Un exemple concret ? Imaginons l'heure du couché, qui peut être difficile dans certaines familles.


Ici, nous avons décidé dès l'âge où nos bébés étaient prêts pour une routine régulière (4-6 mois) que l'heure du dodo se faisait TOUJOURS à la même heure.

Oui, aux minutes près.

Pourquoi ? Parce que nous savions que l'heure du train du sommeil passée, nos meilleurs trucs pour l'endormissement ne fonctionnaient tout simplement plus. Nos enfants ont tous les deux été accompagné-es dans leur apprentissage du sommeil avec douceur et bienveillance (j'y reviendrai dans un autre article). Cela nous a pris énormément de discipline personnelle : pas de souper entre ami-es à l'heure des dodos, pas de sorties dernière minute qui se succèdent plusieurs soirs en ligne, pas de "une-seule-fois-on-fait-différent, non, jamais lors de la phase d'apprentissage, qui a duré un gros 6 mois ! Ça a marché, si bien qu'après cet apprentissage bien intégré, nos petit-es, partout où nous allions, toujours, même en camping, se couchaient à l'heure habituelle (18h30) et se réveillaient le lendemain matin (6h-6h30 am en hiver / 5h30 en été, on suit le soleil...)


En quoi est-ce bienveillant vous me direz? " Vous êtes sûrement des fous de l'encadrement chez vous !! "


Pour nous, une chose était certaine en ayant des enfants, nous resterions des amoureux mon homme et moi; nos enfants resteraient le fruit de notre amour et non des embûches à notre vie d'adulte. Pour cela, il fallait être bienveillant envers nous, pour arriver à l'être avec eux. Avoir du temps ensemble avec de jeunes enfants, c'est pas toujours facile. Et respecter leur besoin de sommeil (12-14h par jour jusqu'à au moins 5 ans) était un grand acte de bienveillance. La grande difficulté a été de mettre en place le tout, une fois fait, nous pouvions sortir, les coucher ailleurs et les transférer dans leur lit à la maison, ce que nous faisions tout de même très très rarement. Nous avions toutes nos soirées en amoureux et nos enfants étaient toujours au sommet de leur forme et de leur énergie dans la journée. Nous passions aussi beaucoup de temps à les observer jouer, à voir là où ils étaient rendu-es, en étant guidé-es par eux, selon leur rythme. Bref, nous les laissions faire leur vie d'enfant. Nos petit-es sont aujourd'hui mieux outillé-es, bien qu'ils rencontrent une foule de défis. Le plus grand doit sans doute être de faire face aux méthodes scolaires. Pour le moment, ce sont les méthodes comparatives qui sont la grande part des défis de l'école, les systèmes de récompense, les évaluations chiffrées, le manque de temps pour les enseignant-es de faire des interventions justes et posées, sans la fatigue et le dépassement qui ne peut pas leur permettre de prendre du recul. Mais, j'y reviendrai.


Parce que éduquer dans la bienveillance, ça commence par soi. Faire le constat de notre éducation qui n'a pas été nécessairement empreinte que de belles choses; prendre le temps de se distancier à chaque fois qu'une réaction d'enfant nous titille, afin de voir ce qui résonne en nous; savoir que nos "bibittes" nous appartiennent et prendre du recul pour ne pas les transférer sur nos petit-es, toujours être en cheminement personnel pour mieux intervenir. Cela demande du temps, de la distance, et beaucoup de soin. Pour soi. Bien manger, bien dormir, oui, mais encore ... bouger, méditer, respirer, nourrir nos passions, trouver du temps pour se dorloter, se choisir parfois au lieu de choisir de passer du temps avec des personnes plus toxiques, marcher seule souvent pour mieux se trouver, et marcher ensemble souvent pour mieux se connecter. Surtout, s'avouer ses fautes, ses erreurs, ses défauts, ses faiblesses, ses peurs. ÊTRE clairvoyant-e pour mieux se transformer vers une meilleure version de soi-même.


La pédagogie bienveillante et positive ne devrait pas être une mode, ni un mouvement, encore moins une compétition entre familles (lire ici mères) afin de se comparer, encore. Ce devrait être un chemin personnel, qui commence par un regard vrai sur soi. Ensuite, des valeurs d'éducation qui se tournent vers le gros bon sens.


Chez nous, ça ressemble à ça :

  1. Faire de l'espace à l'enfant.

  2. Communiquer avec vérité

  3. Ralentir et s'adapter aux différentes vagues de changement

  4. Se rappeler qu'on s'aime, même quand on est dans une phase plus difficile

  5. Respirer . S'arrêter . Méditer

  6. Se connecter à la Nature

  7. Créer

  8. Protéger sa bulle, pour chaque membre de la famille

  9. Travailler sur soi

  10. Dire oui, uniquement quand c'est vrai, ne jamais avoir peur de dire non.

Cela peut prendre plusieurs formes, un petit conseil de famille, selon l'âge des enfants, peut aussi aider à faire la liste de ce qui vous tient à coeur. Surtout, avant tout, choisissez-vous !


Catherine


crédit photo : élisabeth simard photographie



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